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lundi 13 juin 2011

Dryades et Hammadryades

Le sujet des Dryades a déjà été évoqué vaguement par le passé, relié par le thème des Nymphes. Pour ma part, je préfère leur consacrer un article entier (sans oublier les Hammadryades), afin de rendre hommage à ces êtres Sylvestres.


Hammadryades : (le bois et l'être en un parfait accord)



Les Hammadryades (Drys, Dru s: chêne – Hama : avec) sont un sous-ordre des Nymphes qui vivent à l'intérieur d'un arbre-frère, sans jamais le quitter. l'Hammadryade n'a d'autre forme que celle de son arbre dont elle partage le destin (voire même ce qu'il ressent, en un une parfaite harmonie). Si l'arbre est blessé la dame sylvestre souffrira et hurlera sa douleur. Par contre, si l'arbre est déraciné, elle s'envolera cherchant dans la chênaie une autre demeure plus accueillante.


Si par contre l'antique géant de la forêt finit par s'éteindre et se dessécher, elle finira emprisonnée au fond de son être creux, tout en continuant une existence fade et ralentie comparée aux myriades de sensations délicieuses qui l'assaillaient par chaque radicelle, bourgeon, goutte de sève de son protecteur. Une fois la carcasse de l'arbre tombée en poussière, l'Hammardryade restera au pied de cette dernière, telle une fumerolle fantomatique, sauf si un chêne généreux l'invite à partager son flanc.


Les antiques forêts de Brocéliande contenant de gigantesques chênes, seraient le refuge idéal pour ces êtres de la nature. Dans les forêts nordiques, il a été découvert sous les racines, des ruisselets de cristaux de roche (cristal transparent utilisé pour certaines de ses vertus) au goût salé. Selon certains (je vous laisse en tirer vos propres conclusions), il s'agirait de larmes d'Hammadryades tombées au cours des siècles à travers les fissures de l'écorce.



Créatures pudiques bien que nues (elles peuvent modifier leur forme lorsqu'un voyageur semble être sur le point de les surprendre), les Hamadryades se nourrissent principalement de fruits, baies,nectar, bref, tout ce que la forêt peut leur offrir dans sa générosité. Discrètes et souvent en sommeil, elles peuvent se montrer redoutables pour défendre leur hôte des bûcherons, un bel exemple d'harmonie fusionnelle dans le fond...


Dryades :

Contrairement aux Hammardryades, les Dryades ont la capacité de quitter l'arbre qui leur sert d'abri. Elles se doivent d'ailleurs de répondre à l'appel du Petit-peuple à la mi-mars lorsque la sève monte au sein des arbres.


Son aspect est d'une beauté à couper le souffle. Elancée mais vigoureuse, le corps est terminé par une arabesque afin de figurer le tronc et les racines de l'arbre géniteur. La peau possède l'éclat des fleurs sous la lumière et sa voix est si ténue et musicale qu'il est facile de la confondre avec le gargouillis des sources, le bruissement des feuilles, voire le chant des oiseaux (qu'elle s'amuse d'ailleurs à affronter lors d'interminables duels de trilles et de roucoulades). Sa longue chevelure fleurie à la propriété de changer et de s'harmoniser au fil des saisons le tout enveloppé d'un doux parfum persistant de sous-bois printaniers.


Voilà, j'espère vous avoir un bref instant ouvert les portes d'un monde d'harmonie et d'apaisement où les fleurs poussent à chacun de vos pas...


Idraemir

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